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ETUDE DE CAS : Organiser une grande manifestation - "Les boucles Lantonnaises édition 2018"

Le sport le plus pratiqué de ces dernières années ? C'est la course à pied ! On y trouve différentes façons de le pratiquer. Du #footingdudimanche jusqu'au #marathondeNewYork, chaque semaine, des millions de personnes dans le monde pratiquent cette discipline !

Pour cette nouvelle étude de cas, developpermonclub.fr souhaite faire un zoom sur un événement sportif qui gagne en popularité sur le Bassin d'Arcachon. La recette est simple : Prenez un parcours de 12 km en plein nature, ajoutez un millier de coureurs, parsemez le tout avec des animations en tous genres... Vous obtiendrez les boucles Lantonnaises édition 2018 !


Nous avons eu le plaisir de rencontrer Jean-Pierre Larrue, Vice-président du comité des fêtes de Lanton et organisateur de l'événement depuis 2014. Ce sportif accompli de 70 ans pratique au quotidien et réalise encore de nombreux exploits : Triathlon d'Hourtin en mai 2018 ou encore traversé du bassin d'Arcachon à la nage en septembre 2018. Plus qu'un athlète confirmé, c'est un organisateur hors pair d'événements sportifs.

Il nous a accueillis le jeudi 29 novembre 2018 en début d'après-midi, dans une salle de réunion au sein de la mairie de Lanton. L'occasion de vous livrer quelques-uns de ses secrets d'organisateurs en guise de cadeau de fin d'année !


Les boucles Lantonaises c'est quoi ?

L'origine de la course remonte en 1992, déjà sous la forme de 12 km et avec l'appellation "Boucle Lantonnaise", sur un parcours en macadam et durant 10 années. Elle "renaît de ses cendres" en 2014, avec une nouvelle philosophie : les Boucles Lantonnaises, 12km en pleine nature.


Quelle est la philosophie de cet événement ?

La finalité, c'est d'inciter le plus grand nombre à "Faire du sport en famille" en pleine nature. Cela se traduit par la spécificité du parcours qui alterne entre forêts de pin et front de mer. Le paysage atypique du Bassin d'Arcachon "s'y prête beaucoup".

On devine très vite un soucis de préserver la santé des coureurs. Une dimension importante pour l'organisateur : "Les jeunes gens ont souvent vu leur père sportif souffrir avec des problèmes de dos ou de genoux parce qu'ils ont trop couru sur le macadam".

Combien de coureurs accueillis cette année?

Un record battu pour la 4è édition avec près de 850 participants aux épreuves. Cette course attire tant les "sportifs du dimanche" que les athlètes des clubs spécialisés.

On parle de 671 coureurs. On note également que les coureurs viennent de loin, seulement 70 coureurs sont issue de la commune.


Ajoutée à cela, les 170 jeunes pour le "run des juniors" qui se décompose d'une course de 900 mètres pour les 6-8 ans et de 1800 mètres pour les 9-12 ans. Enfin, dernière nouveauté, le challenge inter-entreprises que nous développerons dans un prochain article.


Une organisation nécessitant un budget important (près de 10 000 €) ainsi qu'une logistique et un dispositif de sécurité pointilleux. Une partie de la recette a été reversée au Téléthon 2018, un budget à l'équilibre et une dimension caritative pour cet événement !


La clef du succès de la course : aménager le parcours

Le grand point de satisfaction de Jean-Pierre, c'est le parcours ! Au fil des éditions, pendant 5 ans, il a méticuleusement ajusté les points de passages. Cette année, il note 0 accident, 0 sortie de parcours et 0 entorse malgré les racines et le caractère sauvage et naturel du parcours.

Les retours de la part des coureurs sont unanimes : "un parcours extrêmement agréable parce que varié, champêtre, bucolique qui passe le long des berges et le long du bassin d’Arcachon avant de s'engouffrer dans la forêt et surtout extrêmement bien fléché".

Une armée de bénévole

Une des puissances de cet événement réside dans son réacteur : une armée de 90 bénévoles ! Ils sont sur le site pour l'accueil des coureurs et le départ, tout au long du parcours pour baliser et sécuriser, à l'arrivée sur le podium mais aussi à la soupe au potiron.


Qui sont-ils ? D'une part, vous avez évidemment les bénévoles du comité des fêtes et quelques riverains par le bouche-à -oreille.

Pour pourvoir aux besoins de l’événement, ils font appels aux bénévoles des associations voisines tels que le club des aînées, l'association des chasseurs, le club de football local ou encore les associations nautiques.


Pour fédérer et mettre tout le monde en action, il faut manager. Cela passe par une réunion publique d'information avec une remise de cadeaux. Ensuite le jour J, chaque bénévole est munie d'un plan de route. Tout le monde se réunit autour d'un café et des viennoiseries. Chacun peut ensuite gagner son poste, vêtu d'un "#giletjaune".


"Sans rapport avec l'actualité bien évidement !!!"


Une course vivante et animée !

Un départ animé : Musique des templiers, une amazone à cheval en tête de course, des canons à confettis pour sonner le coup d'envoi et 671 coureurs qui défilent sous l'arche !

Autour de ces animations, une coach sportive propose un échauffement dynamique. Un stand avec des ostéopathes et leurs étudiants au service des athlètes ! Pour donner des allures de festivités, une bandas donne le rythme près de l'arche. Les mascottes "Mickey et sa femme Mini" déambule pour le plaisir des plus jeunes !


A la fin de la course, la traditionnelle soupe de potiron est servie et plus de 48 podiums sont alloués. Tout cela est rendu possible par les sponsors et mécènes qui permettent d'offrir un grand nombre de récompenses.

La volonté de l'organisateur pour la prochaine édition est d'aller encore plus loin dans l'animation. Quelques idées en vrac de l'organisation : "étoffer le village départ en faisant ouvrir des stands avec les partenaires" ou encore "une allée de bénévoles avec des fumigènes pour rendre le départ encore plus spectaculaire" !



Beaucoup d'enseignements à tirer sur cette organisation

Dans son costume d'organisateur, tel que Jean-Pierre le dit, la clef c'est de "communiquer".

Beaucoup d'organisateur jette l'éponge dans la durée, d'après lui, car cette compétence manque souvent au sein des organisations.


Un organisateur doit "savoir fédérer" que ce soit les bénévoles ou les partenaires. Il faut "savoir communiquer et faire la promotion soi-même". Pour convaincre des annonceurs de faire sa propre publicité, il assure les rendez-vous radio et télévisés mais il va aussi distribuer les tracts.




Nous espérons que cette étude de cas vous inspirera et nous tenons à remercier Jean-Pierre pour son témoignage de sa riche expérience !

Et vous, partagez aussi vos expériences et vos projets au sein de vos clubs.

Commentez, écrivez-nous, envoyez des hiboux !

On apprécie vos avis ou on tente de répondre à vos questions.


Et surtout, partagez si vous avez aimé cet article.


Grand bien à vous, Meilleurs vœux pour la nouvelle année !

Force et honneur.

C.D.


#lesboucleslantonnaises #SportezVousBien

#mangerbouger


Quelques un de nos précédents articles :

- Outil pratique : organiser un stage sportif - Développer son club : KEZAKO ?


Revivez le départ canon avec cette vidéo !



@ Corantin Duffau